Le désir d’immigrer au Canada peut rapidement tourner à l’obsession chez certaines personnes qui échafaudent de vils stratagèmes pour y arriver. L’un des plus connus est le recours au mariage « de complaisance » par lequel la personne qui convoite la citoyenneté canadienne se marie ‘’à blanc’’ avec un véritable citoyen canadien.

Hélas, ce subterfuge n’a plus aucun secret pour les autorités canadiennes qui ont développé plusieurs parades pour y faire face. Les retombées pénales pour l’auteur de la fraude peuvent être plus ou moins sévères. Ce qui donc ressemblait à une porte d’entrée peut se transformer rapidement en une porte de sortie voire, un couloir pénitencier.

Halte à la fraude à la citoyenneté canadienne

La fraude au mariage aurait peut-être un sens si juridiquement le mariage donnait droit directement à la citoyenneté canadienne mais ce n’est pas le cas. Le conjoint marié doit respecter les mêmes conditions d’admissibilité que tous les autres candidats et même plus encore (2 ans de vie commune obligatoires désormais). Alors forcément, face à la fraude au mariage on se demande : est-ce une mauvaise évaluation ou compréhension de la situation ou juste de la stupidité ?

Plutôt que de répondre au ‘’pourquoi’’, les autorités en charge de l’attribution de la citoyenneté canadienne préfèrent s’appesantir sur le ‘’comment’’. Les agents de citoyenneté sont désormais entraînés pour flairer et déceler les faux mariages. Ils procèdent d’abord à la vérification méticuleuse des documents à la recherche d’incohérences. Ils peuvent aussi faire des descentes physiques pour aller voir les couples demandeurs et les questionner. Une nouvelle disposition réglementaire prenant le 25 Octobre 2012 comme date de référence a d’ailleurs été prise dans ce sens.

Plutôt une porte de sortie à la citoyenneté canadienne

La fraude au mariage en vue de la citoyenneté canadienne est qualifiée de ‘’crime’’ par la loi. En fait, elle ferme bien plus qu’elle n’ouvre les portes de la citoyenneté. Le gouvernement canadien exhorte de tous ces vœux les candidats à la citoyenneté à ne pas succomber à la fraude à la citoyenneté. Il est déconseillé pareillement d’aider par charité ou par devoir quelqu’un qui sollicite un mariage de complaisance.

Non seulement le visa pourrait vous être refusé, mais l’expulsion du pays pourrait s’en suivre. Votre demande de citoyenneté canadienne sera entachée de cette erreur à tout jamais. Le jeu n’en vaut vraiment pas la chandelle.